COMMENT SE FONDRE DANS L’OMBRE
Deux corps évoluent dans un espace où les lignes se troublent, où l’un prolonge l’autre, où l’on ne sait plus qui suit ou qui guide. L’ombre est-elle une simple projection ou une entité autonome ? Peut-on se fondre dans quelqu’un sans disparaître ?

Musique
Arsène Magnard
Chorégraphie et interprétation
Jean-loup Gayrard, Ophélie Parot ou Iris Gravemaker

Inspiré par L’énigme de la faille d’Amigara de Junji, Ito, Comment se fondre dans l’ombre explore l’attirance pour une forme qui semble nous appartenir, l’appel irrépressible à s’y glisser, à s’y perdre peut-être. Dans cette fiction, des silhouettes humaines sont incrustées dans la roche, comme des empreintes laissées en attente. Ceux qui les découvrent ressentent un trouble : et si l’une d’elles était la leur ? Et si elle les attendait ?
À partir de cette vision, la pièce chorégraphique interroge notre rapport à l’autre, à sa présence, à son ombre. Au fil d’une bande son évoluant tel un cœur lors d’une rencontre, deux corps évoluent dans un espace où les lignes se troublent, où l’un prolonge l’autre, où l’on ne sait plus qui suit ou qui guide. L’ombre est-elle une simple projection ou une entité autonome ? Peut-on se fondre dans quelqu’un sans disparaître ?
Nous ne sommes jamais une seule image figée, mais un ensemble de prismes mouvants, d’échos et de superpositions
ON THE BORDERLINE OF HUMANIZATION
Peut-on entrer en résonance avec ce qui nous entoure par le mouvement ?
Les neurones miroirs ont montré que notre système nerveux s’active de la même manière lorsque nous agissons ou lorsque nous sommes témoins d’une action ou d’une émotion. Selon cette théorie, l’empathie, fonction innée de l’être humain, entraîne une réponse corporelle, et la sensorialité devient un lieu commun à habiter ensemble.
L’ampleur de ces découvertes et l’envie de développer une danse proche de mouvements purs, comme ceux des vagues ou des feuilles volant au vent, constituent le point de départ de cette création. Si le point de départ des sensations ne se situe pas dans les muscles eux-mêmes, mais dans les cellules nerveuses, alors peut-on activer ce point de départ du mouvement sans passer par la pensée ?
Chorégraphie – Iris Gravemaker
Interprétation – Iris Gravemaker ou Jean-Loup Gayrard
Musique – Lou Pennetier

FULL OF FLIES
« Un espace vide, occupé par des mouches. Une seule personne se tient là, depuis longtemps déjà, les regardant voler. Bloquée sur place.




De l’idée de contempler un lieu plein d’une chose que les autres ne peuvent voir, ce solo est une recherche sur le micro-mouvement et sa tension qui mène viscéralement vers un mouvement explosif.
D’une position passive, comment un individu peut se retrouver piéger, par lui-même, dans un espace et trouver le moyen de s’en échapper ?
A travers le processus de répéter indéfiniment la même expérience, comment l’urgence de briser cette dynamique peut faire émerger la nécessité du mouvement ?
Trouver un ailleurs, un envol, devient une échappatoire, un lieu de transformation. »
Crée à Performact, Torres Vedras, Portugal
Avec le soutien de Performact, Mairie de Torres Vedras, Improvise and Organize
Idée originale, chorégraphie et interprétation Ophélie Parot
Assistante chorégraphique Gloria Bee
Durée 25mn version théâtre /20mn version tout terrain
